Sur la carte du monde, les frontières du mariage pour tous dessinent encore de vastes zones d’exclusion. Les droits des personnes LGBTQ+ restent profondément inégaux d’un pays à l’autre, et l’accès à l’union officielle demeure un simple espoir dans une large partie du globe. Ici, les lois verrouillent toute possibilité d’union pour les couples de même sexe, là, ce sont des peines terrifiantes qui menacent, souvent dictées par des traditions religieuses ou sociales inflexibles.
En Afrique, la quasi-totalité des États ferme la porte au mariage homosexuel. Dans certains pays comme l’Arabie Saoudite et l’Iran, la répression va jusqu’à la peine capitale pour relations homosexuelles. Même en Europe, tout n’est pas acquis : dans l’Est, plusieurs gouvernements s’accrochent à leurs refus, malgré la pression de la communauté internationale.
Les pays d’Europe qui s’opposent à l’ouverture du mariage
À l’est du continent, plusieurs nations persistent à refuser l’accès au mariage aux couples de même sexe. La Pologne, par exemple, campe sur une ligne conservatrice : le mariage, selon son code civil, c’est entre un homme et une femme, point final. D’autres pays suivent la même logique d’exclusion.
Voici quelques exemples concrets de cette résistance persistante :
- Pologne : Le mariage n’est ouvert qu’aux couples hétérosexuels, sans exception.
- Bosnie : Les unions civiles restent interdites pour les couples de même sexe.
- Monténégro : Malgré quelques avancées en matière de droits LGBTQ+, le mariage reste inaccessible aux couples homosexuels.
- Serbie : La Constitution limite explicitement le mariage à l’union d’un homme et d’une femme.
- Kosovo : Ni mariage ni adoption ne sont envisageables pour les couples de même sexe.
- Slovénie : Les unions civiles existent, mais le mariage pour tous n’est pas reconnu par la loi.
Pour les ressortissants de ces pays installés en France, la situation se complique encore. Les accords bilatéraux signés avec la France empêchent un citoyen polonais, bosniaque, monténégrin, serbe, kosovar ou slovène d’épouser une personne française du même sexe. Ce verrou légal prive une multitude de couples de droits équitables, institutionnalisant une discrimination qui pèse sur leur vie quotidienne.
Ces obstacles illustrent à quel point l’égalité devant le mariage reste un combat inachevé en Europe. Le changement législatif dans ces pays définira sans doute le sort des droits LGBTQ+ européens dans les années à venir.
Afrique et Moyen-Orient : la répression persiste
Sur le continent africain et au Moyen-Orient, la législation reste implacable. Le mariage homosexuel est interdit par la loi dans de nombreux pays, souvent en accord avec des normes culturelles ou religieuses ancrées depuis des générations.
Voici quelques exemples de pays où la législation reste fermée à toute avancée :
- Maroc : Les relations homosexuelles sont pénalisées, rendant toute union officielle impossible.
- Tunisie : Mariage et relations homosexuelles sont strictement interdits, avec risque d’emprisonnement.
- Algérie : Les sanctions sont particulièrement lourdes, et aucune reconnaissance n’est envisageable, même symbolique.
La situation se complique davantage à l’international. À cause d’accords bilatéraux passés avec la France, les ressortissants de Pologne, Bosnie, Monténégro, Serbie, Kosovo, Slovénie, Maroc, Tunisie, Algérie, Cambodge et Laos ne peuvent pas se marier avec un Français de même sexe. Ce verrou supplémentaire impose une double discrimination, à la fois nationale et internationale.
Conséquences sociales et juridiques
Pour les couples concernés, les conséquences sont lourdes. Absence de reconnaissance, impossibilité d’adopter, exclusion de la protection sociale ou des droits de succession. Certains sont contraints de vivre leur amour dans la discrétion, sans aucune protection juridique en cas de coup dur. Pour beaucoup, l’unique solution reste l’exil ou la clandestinité.
Pour les militants des droits humains et de l’égalité, ces législations représentent un défi de taille. Tant que les textes n’évoluent pas, les couples homosexuels restent privés de droits fondamentaux, et l’égalité prend des allures de mirage.
L’Asie et l’Océanie, territoires de refus
En Asie et en Océanie, l’ouverture au mariage pour tous est encore loin d’être acquise. Plusieurs États continuent de s’accrocher à des lois restrictives, portées par des traditions juridiques et la pression sociale.
Voici deux exemples représentatifs de cette fermeture :
- Cambodge : Le mariage n’a de sens légal qu’entre un homme et une femme, condamnant toute tentative de légalisation du mariage homosexuel.
- Laos : Les unions de même sexe ne sont pas reconnues, limitant drastiquement les droits des couples concernés.
Les ressortissants de ces pays, comme ceux du Maroc, de Tunisie et d’Algérie, se voient interdire tout mariage avec un ou une Française de même sexe, du fait des accords bilatéraux. Une situation qui complique encore davantage l’existence des couples binationaux et ajoute une discrimination supplémentaire à la liste.
Droits des couples : un horizon bouché
Dans ces pays, l’absence de reconnaissance légale du couple homosexuel prive les personnes concernées d’accès à l’adoption, au pacte civil de solidarité ou à une couverture sociale commune. Les discriminations restent la norme et l’égalité devant le mariage s’apparente à une perspective lointaine.
Changer ces lois relève du défi pour les défenseurs des libertés fondamentales. Tant que les textes resteront figés, les perspectives d’évolution demeureront limitées.
Les États américains qui résistent encore
Sur le continent américain, le paysage est contrasté : alors que des avancées notables ont eu lieu dans de nombreux pays, certains États campent sur leurs positions et refusent toujours l’égalité devant le mariage.
Parmi les pays où la porte reste fermée, citons :
- Haïti : Le mariage pour tous n’est pas reconnu, et chaque tentative de réforme est bloquée au Parlement.
- Paraguay : Le code civil réserve l’union maritale à un homme et une femme, et les projets de réforme ne trouvent aucun écho favorable.
- Guyana : L’interdiction du mariage homosexuel est maintenue, et le sujet reste largement absent du débat public.
Conséquences directes sur les droits humains
Cette absence de reconnaissance produit des effets immédiats : exclusion des protections juridiques, impossibilité de succession ou de filiation, discriminations fiscales… Les couples de même sexe se retrouvent privés des droits accordés aux couples hétérosexuels, avec toutes les conséquences concrètes que cela implique dans la vie quotidienne.
Face à ces injustices, les associations de défense des droits humains poursuivent leur lutte pour l’uniformisation des législations et l’accès égal au mariage pour tous. Les obstacles restent nombreux, mais chaque progrès, même ailleurs, montre qu’un autre avenir est possible.


